Quels liens entre laitages et cancer ?


Un grand nombre d’études ont confirmé l’association entre consommation de laitages et certains cancers. Malgré tout, les autorités sanitaires continuent à soutenir que les produits laitiers sont indispensables et qu’il faut en manger 3 à 4 portions par jour. Quels sont les liens réels entre laitages et cancers ? Par quels mécanismes ? Voici le point sur les dernières études scientifiques.   

Hormones, facteurs de croissance :
comment le lait influence le risque de cancers 

LaNutrition.fr a été le premier site d’information à rapporter que les gros consommateurs de laitages ont un risque plus élevé de cancer de la prostate. Cette association était apparue dans les années 1990, à la suite de travaux menés en Europe du Nord et par l’équipe de Ed Giovannucci à l’Ecole de santé publique de Harvard. 

Pourtant, le lien entre consommation de produits laitiers a longtemps été nié par les pouvoirs publics, en particulier en France, où, au sein même du ministère de la Santé, les responsables de la politique nutritionnelle étaient en situation de conflit d’intérêt du fait de leur proximité avec l’industrie laitière. 

Aujourd’hui, comme le montre notre dossier spécial, plusieurs cancers ont été associés à la consommation de produits laitiers. Pour la plupart des types de cancer étudiés, l’association est positive : plus on consomme de produits laitiers ou de certains produits laitiers, plus le risque s’élève. Parfois, l’association est neutre. Et elle est inverse pour un seul type de cancer : le cancer colorectal. 

Mais comment expliquer que les produits laitiers puissent, à dose élevée (en général 3 portions et plus par jour) favoriser certains cancers ? Plusieurs hypothèses ont été avancées. 

D’abord, lorsqu’on mange des laitages, on voit s’élever les taux de 2 facteurs de croissance, impliqués dans la prolifération des cellules. De ce point de vue, les produits laitiers ne seraient pas cancérogènes, mais ils pourraient révéler des petits cancers latents. 

Mais les produits laitiers entiers ont aussi tendance à concentrer dans leur fraction grasse des résidus de pesticides pouvant, eux, favoriser des cancers. 

Enfin, le lait moderne renferme des hormones (estrogènes, progestérone), à un niveau élevé. Une partie de ces hormones est absorbée, malgré les traitements par la chaleur, et peut exercer des effets biologiques. Le lait moderne est en effet beaucoup plus riche en hormones que le lait d’autrefois. C’est dû au fait, comme nous l’expliquons, que les pratiques d’élevage ont été bouleversées, dans une course à la rentabilité. 

 

 

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