5 bénéfices d’une consommation modérée de vin


Découvrez dans quelles conditions boire un peu de vin peut vous être bénéfique.

Il ya des risques à consommer un peu d’alcool, mais aussi des bénéfices. Les risques sont souvent et à juste titre, mis en exergue,les bénéfices plus rarement.

Les risques : l’éthanol est considéré comme un cancérogène et l’alcool a été impliqué dans les cancers des voies aérodigestives supérieures, du foie, du sein. L’alcool est aussi responsable de cirrhoses, et il favorise la violence et les accidents de la circulation. L’alcool ne doit pas être consommé pendant la grossesse, avant de prendre la route, et lorsqu’on relève d’addictions. Sinon, bu modérément et régulièrement, l’alcool et surtout le vin, peut avoir des bénéfices sur la santé. Voici lesquels.

Bon pour la santé cardiovasculaire 

Des bénéfices cardiovasculaires sont observés avec une consommation légère à modérée d’alcool, idéalement du vin rouge pris juste avant ou pendant le repas du soir. Mais la dose fait aussi le poison selon leurs recherches.

Ainsi, dans une analyse de 8 études incluant 192067 femmes et 74919 hommes, les personnes qui consomment un peu d’alcool ont un risque réduit de maladie coronarienne. Ce bénéfice est observé pour les personnes de plus de 50 ans, car les plus jeunes ont moins de risque de maladie coronarienne et sont plus susceptibles de boire trop.

L’alcool diminue aussi les risques d’accident vasculaire cérébral ischémique, d’artériopathie périphérique et d’insuffisance cardiaque.

Boire de manière légère à modérée peut aussi améliorer l’état de santé de patients souffrant d’une maladie cardiovasculaire. Dans une méta-analyse de 8 études prospectives, comprenant 16.351 patients, la protection maximale s’observait avec 26 g d’alcool par jour, soit environ 2 verres.

De plus, des apports légers à modérés d’alcool amélioreraient la sensibilité à l’insuline, réduiraient l’inflammation et amélioreraient la santé des vaisseaux sanguins. En particulier, par le vin rouge, qui est riche en polyphénols ayant des propriétés antioxydantes, anti-inflammatoires, hypotensives et anti-coagulantes.

Attention cependant, au-delà de 2 verres par jour le risque cardiovasculaire a tendance à s’élever.

Pour vivre plus longtemps

Lorsqu’on met en balance les risques réels liés à la consommation d’alcool, même modérée (cancers en particulier) et ses bénéfices (surtout cardiovasculaires), on constate que globalement, les personnes qui consomment un peu d’alcool ont une espérance de vie plus importante que celles qui n’en consomment jamais ou qui en consomment beaucoup. C’est entre autres ce qu’a trouvé une étude américaine récente sur plus de 124000 personnes. Il s’agit d’une étude d’observation, ne permettant pas d’établir une relation de cause à effet, mais compte tenu des effets connus de l’alcool dans des travaux expérimentaux et cliniques, les auteurs de l’étude pensent que l’alcool à dose faible à modérée est bien un facteur de longévité, d’abord en raison de ses effets sur la mortalité cardiovasculaire, mais aussi parce que le risque de cancer (toutes causes) paraît très peu augmenté lorsqu’on s’en tient à une consommation raisonnable. Il y a une exception : le cancer du sein, dont le risque augmente même avec une consommation modérée.

Contre le diabète de type-2

Des études antérieures ont montré qu’une consommation modérée d’alcool est associée à un risque plus faible de diabète de type 2. Mais ces études ne disent pas si cette association est modifiée suivant les caractéristiques des patients (sexe, âge, IMC, tabagisme, activité physique, antécédents familiaux). Dans une nouvelle étude parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition, les chercheurs ont réalisé une analyse des études menées sur ce sujet afin d’étudier plus précisément l’association entre alcool et diabète et l’influence des caractéristiques des patients sur cette association.

Ici les chercheurs ont répertorié 26 études regroupant 706 716 participants avec 31 621 cas de diabète de type 2.

Par rapport à ceux qui ne boivent pratiquement jamais d’alcool, ceux qui en boivent de faible quantité (0-12 g/jour) ont un risque de diabète diminué de 17% et ceux qui en boivent de manière modérée (12-24 g/jour) ont un risque diminué de 26%. Les résultats de l’étude montrent qu’une consommation faible à modérée d’alcool diminue le risque de diabète de type 2, plus particulièrement chez les femmes et les fumeurs.

 Contre la polyarthrite rhumatoïde ?

Boire un peu d’alcool chaque jour pourrait réduire le risque de polyarthrite rhumatoïde, selon une étude britannique. Pour certains buveurs réguliers, le risque de développer la maladie serait même divisé par deux par rapport aux abstinents ou ceux qui boivent rarement.

C’est en étudiant le rôle de l’alcool dans la polyarthrite rhumatoïde que les chercheurs ont découvert cette association.

La polyarthrite rhumatoïde est une maladie auto-immune au cours de laquelle le système immunitaire entre en action contre les articulations et parfois d’autres organes. Elle affecterait 300000 à 600000 personnes en France.

Cette méta-analyse porte sur neuf études différentes et un total de près de 12000 patients. Les buveurs réguliers avaient 48 % de risques en moins d’être diagnostiqués avec une polyarthrite rhumatoïde. Toutefois, l’alcool ne semble bénéficier qu’aux patients qui ont des anticorps anti-protéines citrullinées.  Ces protéines sont libérées dans la circulation sanguine lorsque la maladie se déclenche et les anticorps peuvent souvent être détectés avant l’apparition des symptômes. Ils concernent environ deux-tiers des personnes souffrant de polyarthrite et leur présence indique une forme plus sévère de la maladie.

L’alcool a des effets anti-inflammatoires et analgésiques modestes.

Pour la mémoire

Plusieurs travaux ont lié la consommation de vin ou d’alcool au maintien de bonnes capacités cognitives, voire à une diminution d’Alzheimer. Dans un article paru dans American Journal of Alzheimer’s Disease and Other Dementias, des chercheurs américains ont trouvé une meilleure mémoire chez des séniors qui buvaient modérément de l’alcool.

Dans cet article, les chercheurs ont étudié les effets de la consommation d’alcool sur la cognition et les volumes cérébraux de personnes âgées, qui n’avaient ni démence ni antécédents d’alcoolisme. Pour cela, ils ont utilisé les données de plus de 660 patients qui ont répondu à des questions sur leur consommation d’alcool ; ils ont subi des tests neuropsychologiques et des IRM cérébraux.

Une consommation légère et modérée d’alcool chez les personnes de plus de 60 ans (1 verre par jour pour les femmes, deux verres pour les hommes) était associée à une meilleure mémoire épisodique et liée à un volume de l’hippocampe plus important. La mémoire épisodique correspond à la capacité à se remémorer des événements. L’hippocampe est justement une région du cerveau importante pour la mémoire épisodique. Le volume de l’hippocampe pourrait donc expliquer les différences observées dans la mémoire épisodique des adultes âgés.

Plusieurs hypothèses pourraient expliquer ces résultats. Tout d’abord, des travaux chez l’animal ont suggéré qu’une consommation modérée d’alcool préservait le volume de l’hippocampe grâce à la genèse de nouvelles cellules nerveuses. De plus, l’exposition du cerveau à des quantités modérées d’alcool pourrait permettre la libération de molécules favorables aux fonctions cognitives.

Nos conseils : Si vous ne buvez pas d’alcool, n’envisagez de le faire qu’après avoir parlé à votre médecin. Si vous buvez de l’alcool, optez de préférence pour du vin rouge, bio, pris aux repas, sans dépasser 1 à 2 verres quotidiens. Il est important d’arrêter de fumer lorsqu’on est un buveur régulier. Les femmes doivent savoir que leur risque de cancer du sein est malgré tout un peu plus élevé, tandis que leur risque d’infarctus ou d’AVC ischémique est réduit, donc bien peser avantages et inconvénients. Il semble que ce sont surtout les femmes qui manquent de vitamine B9, qui sont concernées par le risque de cancer du sein.

Sources

Li XH, Yu FF, Zhou YH, He J. Association between alcohol consumption and the risk of incident type 2 diabetes: a systematic review and dose-response meta-analysis. Am J Clin Nutr. 2016 Mar;103(3):818-29. doi: 10.3945/ajcn.115.114389. Epub 2016 Feb 3.

Scott IC, Tan R, Stahl D, Steer S, Lewis CM, Cope AP. The protective effect of alcohol on developing rheumatoid arthritis: a systematic review and meta-analysis. Rheumatology (Oxford). 2013 May;52(5):856-67. doi: 10.1093/rheumatology/kes376. Epub 2013 Jan 3.

James H. O’Keefe, Salman K. Bhatti, Ata Bajwa, James J. DiNicolantonio, Carl J. Lavie. Alcohol and Cardiovascular Health: The Dose Makes the Poison…or the Remedy.  Mayo Clinic proceedings. Mayo Clinic 1 March 2014 (volume 89 issue 3 Pages 382-393 DOI: 10.1016/j.mayocp.2013.11.005)

Hvidtfeldt UA, Tolstrup JS, Jakobsen MU, et al. Alcohol intake and risk of coronary heart disease in younger, middle-aged, and older adults. Circulation. 2010;121(14):1589-1597.

Costanzo S, Di Castelnuovo A, Donati MB, Iacoviello L, de Gaetano G. Alcohol consumption and mortality in patients with cardiovascular disease: a meta-analysis. J Am Coll Cardiol. 2010;55(13):1339-1347

Downer B, Jiang Y, Zanjani F, Fardo D. Effects of Alcohol Consumption on Cognition and Regional Brain Volumes Among Older Adults. Am J Alzheimers Dis Other Demen. 2014 Sep 7. pii: 1533317514549411.

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