Fruits et légumes : lesquels acheter bio ?


 

Certains fruits et légumes sont plus chargés en pesticides que d’autres. Lesquels choisir et pour quels bénéfices ?

Il suffit de quelques jours d’une alimentation bio pour voir chuter les taux de plusieurs résidus pesticides dans l’organisme, d’où l’intérêt de bien choisir les produits alimentaires qu’on achète. Faut-il pour autant tout acheter en bio ? Pas nécessairement. Le lait, les oeufs devraient faire partie d’un panier bio, comme les fraises, le raisin. En revanche, les kiwis, les avocats, figurent parmi les végétaux qu’on peut prendre en conventionnel. Pour vous aider, voici des pistes pour arbitrer le choix des fruits et légumes.

Sur la base de données européennes, notre guide de référence Le Bon Choix au Supermarché a dressé une liste de fruits et légumes qu’il vaut mieux acheter bio. Ce sont :

  • fraise
  • nectarine
  • pêche
  • pomme
  • raisin
  • carotte
  • céleri
  • concombre
  • épinard
  • poivron
  • pois gourmand pomme de terre
  • tomate cerise
  • chou-fleur
  • aubergine
  • petits pois

Parmi les fruits et légumes qu’on peut prendre en agriculture conventionnelle figurent, toujours selon Le Bon Choix au supermarché :

  • ananas
  • kiwi
  • mangue
  • melon
  • pamplemousse
  • papaye
  • asperge
  • avocat
  • oignon
  • patate douce

Ces résultats sont assez proches de ce qui est constaté aux Etats-Unis (voir ci-dessous).

12 fruits et légumes (au moins) à manger bio (étude américaine)

En 2016, le groupe de travail de l’Environmental Working Group (EWG) a publié une liste des 12 fruits et légumes les plus chargés en pesticides selon des analyses conduites aux Etats-Unis : les fraises arrivent premières et détrônent les pommes qui sont désormais deuxièmes. Pour ce travail, le groupe a analysé les tests réalisés sur plus de 35.200 échantillons de fruits et légumes.

Quasiment tous les échantillons de fraises non-bio (98 %) avaient des résidus de pesticides et 47 % comptaient même au moins dix pesticides différents. Comme l’explique Sonya Lunder, de l’EWG, «  Il est étonnant de voir comme les fraises sont fortement contaminées par des résidus de pesticides dangereux, mais il est encore plus choquant que ces résidus ne violent pas les faibles lois et règlements américains sur les pesticides dans les aliments. » Pour elle, les niveaux de résidus autorisés sont trop laxistes pour protéger la santé des consommateurs : « Ils devraient être mis à jour pour refléter les nouvelles recherches qui montrent que même de très petites doses de produits chimiques toxiques peuvent être nocives, en particulier pour les jeunes enfants. »

La liste des 12 aliments les plus chargés en pesticides était la suivante :

  1. Fraises
  2. Pommes
  3. Nectarines
  4. Pêches
  5. Céleris
  6. Raisins
  7. Cerises
  8. Epinards
  9. Tomates
  10. Poivrons
  11. Tomates cerises
  12. Concombres

Pour limiter l’exposition aux pesticides, le groupe de travail suggère d’acheter des produits bio pour les fruits et légumes de cette liste des 12 aliments les plus chargés. Mais les experts s’accordent aussi pour dire qu’un régime riche en fruits et légumes, qu’ils soient issus de l’agriculture conventionnelle ou biologique, est bon pour la santé.

Le groupe souligne également que les piments ou les choux frisés ne remplissaient pas les critères pour faire partie de cette liste des 12 aliments à éviter ; pourtant, certains échantillons contenaient des insecticides toxiques. Les experts encouragent donc les consommateurs à leur préférer des produits bio.

L’EWG a aussi dressé la liste des 15 produits les plus sains : les avocats étaient les champions, avec moins de 1 % des échantillons contenant des pesticides. 89 % des ananas, 81 % des papayes, 78 % des mangues, 73 % des kiwis et 62 % des melons n’avaient pas de résidus de pesticides. La liste des 15 aliments « propres » était la suivante :

  1. Avocat
  2. Maïs doux
  3. Ananas
  4. Chou
  5. Pois (congelés)
  6. Oignon
  7. Asperge
  8. Mangue
  9. Papaye
  10. Kiwi
  11. Aubergine
  12. Melon Honeydew
  13. Pamplemousse
  14. Melon
  15. Chou-fleur

Manger bio réduit les pesticides dans l’organisme

L’alimentation n’est pas le seul vecteur d’exposition des enfants aux pesticides, le lieu de résidence jouant aussi un rôle. Des chercheurs ont voulu savoir si une semaine d’alimentation bio a un impact sur le niveau des résidus de pesticides dans les urines d’enfants de milieux modestes, vivant en ville ou dans des zones agricoles. 40 enfants âgés de 3 à 6 ans ont participé à l’étude. Avant et après l’intervention, les chercheurs ont mesuré le niveau de 13 produits de dégradation de pesticides (métabolites), en particulier organophosphorés, insecticides (pyréthrine et pyréthrinoïdes) et herbicides dont le 2,4 D.

Avant la semaine de régime bio, plusieurs pesticides ont été fréquemment détectés : le 2,4 D (90 % des échantillons) et le metolachlor mercapturate ou MET, dans 72 % des échantillons, le 3-PBA, un métabolite non spécifique des insecticides pyréthrinoïdes, dans 82 %. Après la phase bio, le niveau d’exposition avait baissé pour 6 des métabolites les plus présents. Pour les dialkylphosphates totaux, la diminution était de 40 %, de 49 % pour les diméthyl dialkylphosphates, et de 25 % pour le 2,4 D.

Les taux de contamination étaient cependant plus élevés chez les enfants vivant en zone agricole, du fait de la présence plus importante de pesticides dans l’air et l’environnement.

En conclusion, cette étude confirme qu’en l’espace de quelques jours, une alimentation bio réduit l’imprégnation d’enfants de milieux sociaux moins favorisés.

Sources

EWG’s 2016 Shopper’s Guide to Pesticides in Produce™. 2016.

Bradman A, Quirós-Alcalá L, Castorina R, Schall RA, Camacho J, Holland NT, Barr DB, Eskenazi B. Effect of Organic Diet Intervention on Pesticide Exposures in Young Children Living in Low-Income Urban and Agricultural Communities. Environ Health Perspect. 2015 Oct;123(10):1086-93. doi: 10.1289/ehp.1408660.

Chammi P. Attanayake, Ganga M. Hettiarachchi, Sabine Martin and Gary M. Pierzynski.Potential Bioavailability of Lead, Arsenic, and Polycyclic Aromatic Hydrocarbons in Compost-Amended Urban Soils. Journal of Environment Quality, 2015; 44 (3): 930 DOI: 10.2134/jeq2014.09.0400

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